{"id":67,"date":"2025-05-19T15:43:59","date_gmt":"2025-05-19T15:43:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.la-lezarde.be\/?page_id=67"},"modified":"2025-07-01T06:40:39","modified_gmt":"2025-07-01T06:40:39","slug":"le-verger","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.la-lezarde.be\/?page_id=67","title":{"rendered":"Le verger"},"content":{"rendered":"\n<p>Un verger conservatoire<\/p>\n\n\n\n<p>Le verger du Birel est n\u00e9 en janvier 2025, lorsque nous avons plant\u00e9 les 50 premiers arbres (pommiers, poiriers, pruniers et cerisiers) dans le champ face \u00e0 la ferme. Ce chantier \u00e9tait une premi\u00e8re \u00e9tape; de nombreuses autres suivront dans les mois et ann\u00e9es \u00e0 venir. Nous planterons d&rsquo;autres anciennes vari\u00e9t\u00e9s de fruitiers; nous cr\u00e9erons des haies sur le pourtour de la parcelle ainsi que de petites aires de biodiversit\u00e9. Il faudra aussi tailler et&#8230; r\u00e9colter. Le verger du Birel, avec d&rsquo;autres projets de la r\u00e9gion de l&rsquo;Arelerland (Autelbas-Barnich, Frassem et Post), s&rsquo;inscrit dans le R\u00e9seau wallon des vergers conservatoires (RWVC) pilot\u00e9 par le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W &#8211; Gembloux), la F\u00e9d\u00e9ration des parcs naturels de wallonie et l&rsquo;asbl Diversifruits. Int\u00e9grer le r\u00e9seau nous permet de d\u00e9couvrir des projets plus avanc\u00e9s ailleurs en Wallonie (comme, par exemple, \u00e0 <a href=\"https:\/\/plantc.be\/verger-conservatoire\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/plantc.be\/verger-conservatoire\/\">Soumagne<\/a>) et de b\u00e9n\u00e9ficier de l&rsquo;exp\u00e9rience et du savoir-faire de leurs porteurs. C&rsquo;est aussi le moyen de contribuer \u00e0 la diffusion, \u00e0 partir de Gembloux, de vari\u00e9t\u00e9s anciennes tr\u00e8s diversifi\u00e9es, par un ancrage p\u00e9renne dans notre territoire. Pour que le verger vive et se d\u00e9veloppe pleinement, sa gestion sera assum\u00e9e de mani\u00e8re participative avec toute personne de bonne volont\u00e9, d\u00e9sireuse de contribuer ainsi \u00e0 la cr\u00e9ation et la gestion d&rsquo;un milieu naturel dense et diversifi\u00e9, productif et r\u00e9silient. Nous avons donc besoin de vous. Int\u00e9ress\u00e9 ? Contactez nous: info@la-lezarde.be.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&#8230; qui est aussi un verger m\u00e9moriel.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Planter un arbre, fonder un verger, c&rsquo;est aussi un engagement pour le futur, la volont\u00e9 de contribuer au devenir d\u00e9sirable de nos territoires de vie respectueux des humains et de l&rsquo;ensemble du vivant. Ce type d&rsquo;engagement et de volont\u00e9 qui ont anim\u00e9, entre 40 et 45, les r\u00e9sistants et r\u00e9sistantes dans leur lutte pour d\u00e9fense de la d\u00e9mocratie et, plus proche de nous dans le temps, de nombreux-ses activistes de la justice sociale et environnementale, victimes de leurs combats. Notre verger n&rsquo;est pas abstrait des enjeux de notre monde; il s&rsquo;ancre dans sa r\u00e9alit\u00e9 sociale et cherche \u00e0 agir pour plus de commun, avec pour horizon, d\u00e9mocratie et justice sociale et environnementale. C&rsquo;est de cette ambition qu&rsquo;est n\u00e9e l&rsquo;id\u00e9e de rendre hommage \u00e0 des femmes et des hommes qui ont pay\u00e9 de leur vie la poursuite de leurs id\u00e9aux. Chaque arbre du verger sera donc d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la m\u00e9moire d&rsquo;un-e de ces acteur-rice-s. Les premier-\u00e8re-s sont: Pierre Alessandri (1969-2025, France, syndicaliste paysan corse, Via Campagnola), Samir Flores Soberanes (1982-2019, Mexique, activiste du Front populaire de d\u00e9fense de la terre et de l\u2019eau), Violeta Mercado de Leon (1970-2016, Philippinesd\u00e9fenseuse de paysannes et paysans sans terre de&nbsp;l\u2019organisation&nbsp;Almana3100), Estela Casanto Mauricio (1964-2021, P\u00e9rou, leader autochtone de l\u2019ethnie&nbsp;Ash\u00e1ninka en Amazonie p\u00e9ruvienne), Christian Jouault, 1955-2025, France, agriculteur-activiste d\u00e9c\u00e9d\u00e9 des suites de cancers li\u00e9s aux pesticides), Berta C\u00e1ceres (1972-2016, Honduras, militante \u00e9cologiste lenca oppos\u00e9e \u00e0 la construction d&rsquo;un barrage sur le fleuve Gualcarque), Joseph Kasole Janvier (1990- 2020, Congo, garde forestier du Virunga National Park), Joseph Alzinger&nbsp;dit&nbsp;Josse Alzin (1899-1978, Aubange, chef-adjoint du r\u00e9seau Psichari), L\u00e9on Bernard (1923-1998, Athus, commandant r\u00e9gional des Partisans arm\u00e9s), Joseph Decker (1906-1991, Barnich, lieutenant de l\u2019Arm\u00e9e secr\u00e8te), Pierre Luttgens, 1903-1944, Messancy, chef provincial des Insoumis, abattu \u00e0 l\u2019usine d\u2019Athus), Blanche Reyter (1921-1943, Aubange, membre de l\u2019Arm\u00e9e de la Lib\u00e9ration, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en prison), Adrien Wittamer (1915-2002, Lischert, chef r\u00e9gional sud-Luxembourg du Mouvement national belge).<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Hommage aux militant.e.s<\/h1>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Pierre Alessandri<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1969-2025<br>France<\/strong><br><em>syndicaliste paysan corse Via Campagnola<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Pierre Alessandri a \u00e9t\u00e9 abattu le 17 mars 2025 dans sa ferme de Sarrola-Carcopino, en&nbsp;Corse-du-Sud. Figure syndicale locale de premier plan, il repr\u00e9sente le syndicat agricole&nbsp;Via Campagnola, affili\u00e9 \u00e0 la&nbsp;Conf\u00e9d\u00e9ration paysanne, et s\u2019illustre par ses prises de position contre la fraude aux aides europ\u00e9ennes de la&nbsp;politique agricole commune&nbsp;(PAC) et pour la d\u00e9fense du foncier agricole. Son engagement en faveur de la&nbsp;transparence&nbsp;et de la&nbsp;justice sociale&nbsp;dans le monde rural corse lui vaut plusieurs intimidations, dont un incendie criminel qui ravage son exploitation de traitement d\u2019huiles essentielles en 2019, et se cl\u00f4t par son&nbsp;assassinat&nbsp;sur ses terres en 2025, de deux balles dans le dos.<a href=\"https:\/\/aadtp.be\/notes\/s\/2nYz33f56#fn1\">[1]<\/a><a><\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Samir Flores Soberanes<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1982-2019<br>Mexique<\/strong><br><em>activiste du Front populaire de d\u00e9fense de la terre et de l\u2019eau<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9 dans le village de Amilcingo dans la province montagneuse de Puebla, Samir Flores Soberanes \u00e9tait un d\u00e9fenseur des droits humains et appartenait \u00e0 une association de protection de l\u2019environnement et du territoire appel\u00e9e Front populaire de d\u00e9fense de la terre et de l\u2019eau dans les \u00c9tats de Morelos, Puebla et Tlaxcala (centre-est du Mexique). Samir \u00e9tait passionn\u00e9 par la communication communautaire et, avec sa radio Amilkzinko, il a partag\u00e9 le combat des peuples en r\u00e9sistance. La veille de son assassinat, lors d\u2019une \u00ab assembl\u00e9e d\u2019information \u00bb dans une ville voisine, convoqu\u00e9e par un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, Samir Flores a d\u00e9nonc\u00e9 publiquement l\u2019imposition du Plan Integral du Morelos auquel le pr\u00e9sident Lopez Obrador avait pourtant promis de mettre un terme. L\u2019objectif de ce projet est la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 hydraulique et la construction de gazoduc et d\u2019aqueduc appauvrissant la rivi\u00e8re Cuautla et les populations qui vivent sur ses rives notamment dans la r\u00e9gion du Puebla . Le 20 f\u00e9vrier 2019, il a \u00e9t\u00e9 abattu dans son village de Amilcingo. Aucune enqu\u00eate s\u00e9rieuse n\u2019ayant \u00e9t\u00e9 diligent\u00e9e, ses meurtriers courent toujours et un comit\u00e9 de soutien rappelle annuellement sa m\u00e9moire.<a href=\"https:\/\/aadtp.be\/notes\/s\/2nYz33f56#fn2\">[2]<\/a><a><\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Violeta Mercado de Leon<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1970-2016<br>Philippines<\/strong><br><em>paysanne sans terre membre de&nbsp;l\u2019organisation&nbsp;Almana3100<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Agricultrice dans le village de Nueva Ecija, Violeta Mercado de Leon, \u00e2g\u00e9e de 55 ans, a \u00e9t\u00e9 victime, avec trois autres personnes, d\u2019une attaque arm\u00e9e visant des paysans membres de l\u2019association d\u2019Alyansa ng mga Mamamayang Nagkakaisa sa 3100 (ALMANA 3100) venus prendre possession des 3100 hectares de terres qui leur \u00e9taient promis depuis 1991. Ces terres bien qu\u2019attribu\u00e9es et transf\u00e9r\u00e9es officiellement depuis plus de trente ann\u00e9es \u00e0 plus d\u2019un millier de paysans sans terre ainsi qu\u2019\u00e0 des victimes de l\u2019\u00e9ruption du volcan Pinatubo n\u2019ont en effet jamais quitt\u00e9 les mains de l\u2019arm\u00e9e et de quelques propri\u00e9taires priv\u00e9s qui n\u2019entendent pas s\u2019en d\u00e9faire. C\u2019est lors d\u2019une op\u00e9ration d\u2019une \u00ab&nbsp;reprise de terres&nbsp;\u00bb que les \u00e9v\u00e9nements se sont produits, une escouade de la police f\u00e9d\u00e9rale ouvrant d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment le feu sur les militants en train de construire des cabanes. Le corps de Violeta de Leon a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9, avec ceux de deux autres personnes, quelques heures plus tard, \u00e0 l\u2019\u00e9cart du site attaqu\u00e9 et l\u2019\u00e9tat du corps a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des blessures de diverses origines. Aucune enqu\u00eate n\u2019a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e sur sa mort et celles des 3 autres personnes, Eligio Barbado, Gaudencio Bagalay, et Emerenciana Mercado Dela Rosa.<a href=\"https:\/\/aadtp.be\/notes\/s\/2nYz33f56#fn3\">[3]<\/a><a><\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Estela Casanto Mauricio<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1964-2021<br>P\u00e9rou<\/strong><br><em>leader autochtone de l\u2019ethnie&nbsp;Ash\u00e1ninka en Amazonie p\u00e9ruvienne<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Estela Casanto Mauricio \u00e9tait une leader autochtone et une gu\u00e9risseuse bien connue de l\u2019ethnie Ash\u00e1ninka d\u00e9c\u00e9d\u00e9e dans des circonstances troublantes qui rappellent d\u2019autres exactions et meurtres touchant cette communaut\u00e9 amazonienne. Son corps a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 \u00e0 plusieurs centaines de m\u00e8tres de chez elle dissimul\u00e9 dans une grotte et portant des marques de coups. Les indig\u00e8nes Ash\u00e1ninka de l\u2019Amazonie p\u00e9ruvienne luttent depuis longtemps contre le trafic de drogue ainsi que contre l\u2019exploitation des ressources telles que l\u2019exploitation mini\u00e8re, l\u2019exploitation foresti\u00e8re et l\u2019accaparement des terres sur leur territoire \u00e0 Shankivironi, dans la vall\u00e9e de la rivi\u00e8re Peren\u00e9. Cette vall\u00e9e, situ\u00e9e dans les jungles denses de l\u2019Amazonie p\u00e9ruvienne, est l\u2019endroit o\u00f9 les indig\u00e8nes Ash\u00e1ninka ont longtemps lutt\u00e9 pour prot\u00e9ger leurs terres de l\u2019extraction des ressources ou de l\u2019accaparement pur et simple. Ainsi Estela \u00e9tait-elle en conflit avec ses voisins pour l\u2019utilisation des terres communales. De nombreux d\u00e9fenseurs des Ash\u00e1ninka re\u00e7oivent des menaces de mort et l\u2019\u00c9tat p\u00e9ruvien n\u2019a pas r\u00e9pondu aux appels \u00e0 l\u2019aide. Une s\u00e9rie de meurtres de militants autochtones a eu lieu pendant les confinements li\u00e9s au COVID-19, alors que des criminels et des entreprises profitaient de l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence dans le pays, notamment \u00e0 proximit\u00e9 de projets miniers tels que Pan American Silver, Southern Copper et Las Bambas.<a href=\"https:\/\/aadtp.be\/notes\/s\/2nYz33f56#fn4\">[4]<\/a><a><\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Christian Jouault<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1955-2025<br>France<\/strong><br><em>agriculteur-activiste d\u00e9c\u00e9d\u00e9 des suites de cancers li\u00e9s aux pesticides<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Atteint de deux cancers li\u00e9s aux pesticides, Christian Jouault est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 jeudi 10 avril 2025, \u00e0 70 ans. Cet ancien agriculteur \u00e9tait un pilier du&nbsp;<a href=\"https:\/\/victimepesticide-ouest.ecosolidaire.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l\u2019Ouest&nbsp;<\/a>. Ces produits mortif\u00e8res, Christian les a c\u00f4toy\u00e9s d\u00e8s son enfance, dans la ferme o\u00f9 il a grandi. Il accompagne son p\u00e8re aux champs et sert de \u00ab jalon \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire de rep\u00e8re pour les conducteurs de tracteur, leur permettant d\u2019avancer en ligne droite quand ils traitent les cultures. Christian, comme tous les enfants qui ont rempli ce r\u00f4le, ne porte aucune protection. Jeune adulte, il devient \u00ab aide familial \u00bb de ses parents et poursuit l\u2019usage de ces produits. Ceux-ci donnent \u00e0 son p\u00e8re l\u2019opportunit\u00e9 de devenir un \u00ab agriculteur performant \u00bb, comme tant d\u2019autres, qui ignorent tout \u00e9videmment des dangers mortels auxquels ils s\u2019exposent.<a href=\"https:\/\/aadtp.be\/notes\/s\/2nYz33f56#fn5\">[5]<\/a><a><\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Joseph Kasole Janvier<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1990- 2020<br>Congo<\/strong><br><em>garde forestier du Parc national Virunga<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Josepk Kasole Janvier fait partie des 12 gardes du Parc des Virunga victimes d\u2019une tr\u00e8s violente attaque \u00e0 leur retour d\u2019inspection le 24 avril 2020. Tomb\u00e9 dans une embuscade, le groupe de gardes a subi des \u00e9changes de feu longs de pr\u00e8s d\u2019une demi-heure et seule une personne a surv\u00e9cu. Le chauffeur du v\u00e9hicule des gardes et quatre touristes pr\u00e9sents sur les lieux ont aussi \u00e9t\u00e9 victimes de cette attaque qui fait partie des tr\u00e8s nombreux incidents qui \u00e9maillent la vue de ce Parc et qui ont co\u00fbt\u00e9 la vie \u00e0 plusieurs dizaines de gardiens \u00e0 ce jour. Les gardes de l\u2019Institut Congolais pour la Conservation de la Nature sont des agents de l\u2019Etat charg\u00e9s de l\u2019application de la Loi sur la Conservation de la Nature, n\u2019ont pas un statut militaire et leur action ne rel\u00e8ve pas du droit des conflits arm\u00e9s. Le Parc des Virunga est cit\u00e9 au Patrimoine Mondial de l\u2019UNESCO et est situ\u00e9 \u00e0 l\u2019est de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo, aux fronti\u00e8res de l\u2019Ouganda et du Rwanda. Il est notamment reconnu pour son action en faveur des gorilles.<a href=\"https:\/\/aadtp.be\/notes\/s\/2nYz33f56#fn6\">[6]<\/a><a><\/a>:<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Berta C\u00e1ceres<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1971-2016<br>Honduras<\/strong><br><em>militante \u00e9cologiste lenca oppos\u00e9e \u00e0 la construction d\u2019un barrage sur le fleuve Gualcarque<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Appartenant \u00e0 la communaut\u00e9 indig\u00e8ne lenca du Honduras, Berta C\u00e1ceres s\u2019engage tr\u00e8s jeune dans la gu\u00e9rilla salvadorienne. En 1993, de retour dans son pays, elle cofonde le COPINH, Conseil citoyen des organisations des peuples am\u00e9rindiens du Honduras.<br>\u00c0 partir de 2006 Berta C\u00e1ceres prend la t\u00eate de l\u2019opposition au projet Agua Zarca de construction de quatre barrages hydro\u00e9lectriques par l\u2019entreprise Desarrollos Energeticos SA (DESA) \u2013 \u00e0 la t\u00eate d\u2019un consortium multinational \u2013 sur le rio Gualcarque. En 2009 un coup d\u2019\u00c9tat militaire installe un r\u00e9gime profond\u00e9ment autoritaire qui fait adopt\u00e9r la loi g\u00e9n\u00e9rale des eaux, qui autorise l\u2019octroi de concessions sur un tiers des ressources en eau du pays. Lorsqu\u2019en 2013, pendant une ann\u00e9e, les militant\u00b7e\u00b7s r\u00e9ussissent \u00e0 bloquer la construction du site, la r\u00e9pression polici\u00e8re contre les \u00e9cologistes et le COPINH s\u2019intensifie.<br>En 2015, Berta C\u00e1ceres re\u00e7oit le prix Goldman pour l\u2019environnement r\u00e9compensant son travail, son courage et son ind\u00e9pendance, mais dans la nuit du 2 au 3 mars 2016, alors qu\u2019elle rentre \u00e0 son domicile, \u00e0 La Esperanza, elle est assassin\u00e9e par des inconnus qui lui tirent dessus. Sa famille pr\u00e9cise que&nbsp;<em>\u00ab la Commission interam\u00e9ricaine des droits de l\u2019homme avait ordonn\u00e9 des mesures pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 de la militante mais qu\u2019elle n\u2019avait, de fait, re\u00e7u aucune protection de l\u2019\u00c9tat sous pression de ceux qui d\u00e9fendent le secteur minier et les entreprises hydro\u00e9lectriques\u00bb<\/em>.<a href=\"https:\/\/aadtp.be\/notes\/s\/2nYz33f56#fn7\">[7]<\/a><a><\/a><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Hommage aux r\u00e9sistant.e.s<\/h1>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Joseph Alzinger dit Josse Alzin<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1899-1978<br>Aubange<\/strong><br><em>chef-adjoint du r\u00e9seau Psichari<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Joseph Alzinger, cur\u00e9 \u00e0 B\u00e9bange, mais aussi auteur prolifique de romans d\u2019inspiration catholique sous le pseudonyme de Josse Alzin, a \u00e9t\u00e9 pendant les premi\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019occupation allemande un des r\u00e9dacteurs du journal clandestin \u201cLa Fus\u00e9e\u201d, diffus\u00e9 dans la r\u00e9gion d\u2019Arlon-Athus par le r\u00e9seau Psichari.<br>Ce r\u00e9seau de r\u00e9sistants s\u2019occupait \u00e9galement de plusieurs refuges, appel\u00e9s \u201ccentrales\u201d, pour y loger des ill\u00e9gaux, des d\u00e9serteurs et \u00e9vad\u00e9s de camps de prisonniers.<br>A l\u2019initiative de la \u201ccentrale du Ch\u00e2teau d\u2019If\u201d, ce ch\u00e2teau modeste de Cl\u00e9marais \u00e0 Aubange qui a abrit\u00e9 jusqu\u2019en mai 1944 une 30aine de r\u00e9fugi\u00e9s et r\u00e9fractaires, Joseph Alzinger a annot\u00e9 la vie clandestine qui s\u2019y d\u00e9roulait, avec n\u00e9cessit\u00e9 de&nbsp;<em>nourrir ce petit monde\u2026 mais aussi leur permettre de temps \u00e0 autre des \u201cop\u00e9rations audacieuses\u201d\u2026<\/em><br>Arr\u00eat\u00e9 sur d\u00e9nonciation le 4 juillet 1944 \u00e0 son presbyt\u00e8re qui h\u00e9bergeait des op\u00e9rateurs radio pour leurs \u00e9missions vers Londres, il est d\u00e9port\u00e9 au camp de concentration de Neuengamme, dont il reviendra malade et tr\u00e8s affaibli en 1945.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>L\u00e9on Bernard<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1923-1998<br>Athus<\/strong><br><em>commandant r\u00e9gional des Partisans arm\u00e9s<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>A 17 ans en 1940, L\u00e9on Bernard, fils d\u2019une famille d\u2019Athus r\u00e9solument communiste, qui s\u2019est vu refuser son incorporation avant la capitulation de l\u2019arm\u00e9e, revient chez lui \u00e0 pied par le nord de la France et rejoint la r\u00e9sistance en vendant d\u2019abord des journaux clandestins, puis au fil des mois d\u00e9cide de passer \u00e0 l\u2019action arm\u00e9e au sein des Partisans Arm\u00e9s, regroupant surtout dans les milieux ouvriers, \u00e0 l\u2019usine sid\u00e9rurgique ou aux ateliers ferroviaires de Stockem, d\u2019abord en faisant passer la fronti\u00e8re \u00e0 des d\u00e9serteurs et r\u00e9fractaires au STO pour les amener vers des maquis ardennais, puis en attaquant des militaires isol\u00e9s pour s\u2019emparer d\u2019armes, jusqu\u2019\u00e0 commander un sabotage spectaculaire des voies ferr\u00e9es \u00e0 la gare d\u2019Athus.<br>En 1944, nomm\u00e9 commandant de la 14\u00e8 Cie des PA, lui et ses camarades harcelent les forces allemandes jusqu\u2019aux combats de la R\u00e9sistance \u00e0 Athus en septembre.<br>Avec&nbsp;<em>\u201cUn r\u00e9cit contre l\u2019oubli\u201d<\/em>&nbsp;publi\u00e9 avant sa mort en 1998, il a laiss\u00e9 t\u00e9moignage inachev\u00e9 de ces ann\u00e9es de lutte.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Joseph Decker<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1906-1991<br>Barnich<\/strong><br><em>lieutenant de l\u2019Arm\u00e9e secr\u00e8te<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9 \u00e0 Autelbas, Joseph Decker, instituteur \u00e0 Barnich, mais aussi lieutenant de r\u00e9serve, s\u2019est fait conna\u00eetre sous le pseudonyme de Bill comme chef du groupe Decker de l\u2019Arm\u00e9e Secr\u00e8te, qui s\u2019est constitu\u00e9 \u00e0 partir de 1943 en dehors du cadre formellement militaire pour des actions de sabotage mais manquant cruellement d\u2019armes pour des attaques de plus grande envergure.<br>C\u2019est lors de la Lib\u00e9ration d\u2019Athus en septembre 1944, avec des mouvements de foule enthousiastes mais d\u00e9brid\u00e9s tournant \u00e0 la haine et \u00e0 la vengeance imm\u00e9diate, envers des femmmes que le lieutenat Joseph Decker prend l\u2019autorit\u00e9 de la place en r\u00e9tablissant l\u2019ordre non sans mal, mais \u00e9vitant des d\u00e9bordements plus graves.<br>Par la suite il s\u2019occupera avec son groupe de t\u00e2ches auxiliaires de garde de prisonniers ou pr\u00e9sum\u00e9s collaborateurs, ou de surveillance de fronti\u00e8res, en coordination avec les autorit\u00e9s militaires am\u00e9ricaines.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Pierre Luttgens<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1903-1944<br>Messancy<\/strong><br><em>chef provincial des Insoumis abattu \u00e0 l\u2019usine d\u2019Athus<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>A partir de 1943 ce mouvement de r\u00e9sistants des Insoumis, devenu arm\u00e9, s\u2019est bien implant\u00e9 dans le sud industriel de la province (Athus, Aubange, Halanzy, Musson) en recrutant dans la proximit\u00e9 de l\u2019usine surtout des ouvriers. Avec l\u2019avanc\u00e9e annonc\u00e9e des troupes alli\u00e9es, les escarmouches des maquisards sont plus vivement r\u00e9prim\u00e9es par les troupes allemandes.<br>En septembre 1944, apr\u00e8s que des blind\u00e9s allemands aient commenc\u00e9 \u00e0 pilloner la ville en guise de repr\u00e9sailles, des r\u00e9sistants Insoumis retranch\u00e9s dans les casemates, v\u00e9ritable d\u00e9dale quasi-fortifi\u00e9 dans l\u2019usine d\u2019Athus, subissent l\u2019assaut de 200 soldats allemands arm\u00e9s d\u2019une mitrailleuse et les repoussent \u00e0 plusieurs reprises. Pendant cet affrontement violent, leur chef Insoumis Pierre Luttgens y perd la vie. Les survivants \u00e0 cours de munitions, battent en retraite et se r\u00e9fugient \u00e0 la mine de Musson jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des alli\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Blanche Reyter<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1921-1943<br>Aubange<\/strong><br><em>membre de l\u2019Arm\u00e9e de la Lib\u00e9ration d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en prison<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En 1943, Blanche Reyter, termine sa derni\u00e8re ann\u00e9e d\u2019ing\u00e9nieur civil \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Li\u00e8ge. La Gestapo, qui recherche son fr\u00e8re Ren\u00e9 pour ses activit\u00e9s dans la r\u00e9sistance, vient au domicile de ses parents o\u00f9 elle n\u2019est pas pr\u00e9sente. Et menace d\u2019arr\u00eater et ex\u00e9cuter leur fr\u00e8re cadet, Ren\u00e9, si elle ne se livre pas.<br>Avertie elle va d\u2019elle-m\u00eame se rendre \u00e0 la sinistre police. Elle y d\u00e9c\u00e8dera par apr\u00e8s, sans qu\u2019aucun document n\u2019\u00e9voque la cause de son d\u00e9c\u00e8s. Il est dit dans sa famille qu\u2019elle \u00e9tait en possession d\u2019une capsule de cyanure, et qu\u2019elle avait d\u00e9cid\u00e9 de donner son corps \u00e0 la science.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><a><\/a>Adrien Wittamer<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>1915-2002<br>Lischert<\/strong><br><em>chef r\u00e9gional sud-Luxembourg du Mouvement national belge<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sous l\u2019impulsion en f\u00e9vrier 1943 d\u2019un groupe de jeunes universitaires, dont Adrien Wittamer, jeune avocat d\u2019Arlon, le r\u00e9seau de r\u00e9sistance du Mouvement national belge se restructure en province du Luxembourg et recrute ses membres surtout dans la bourgeoisie autour d\u2019une activit\u00e9 de renseignement militaire, quelques fois de sabotage mais surtout de soutien aux ill\u00e9gaux et r\u00e9fractaires.<br>Dans sa confrontation avec l\u2019occupant, la r\u00e9sistance locale du MNB, respectant les directives nationales de ne proc\u00e9der \u00e0 aucune \u00e9limination pour \u00e9viter les repr\u00e9sailles envers la population, a fait preuve d\u2019actes d\u00e9cisifs de d\u00e9sob\u00e9isance civile:<br>Alors que les statistiques communales font \u00e9tat de 1300 personnes \u00e0 Athus convoqu\u00e9es pour le STO, 700 d\u2019entre elles auraient disparu \u201cdans la nature\u201d, pr\u00e9venues par le MNB avant de recevoir leur convocation.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/59D6C406-C261-43E6-A7CC-8D9311591192_1_102_o-1-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-453\" srcset=\"https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/59D6C406-C261-43E6-A7CC-8D9311591192_1_102_o-1-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/59D6C406-C261-43E6-A7CC-8D9311591192_1_102_o-1-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/59D6C406-C261-43E6-A7CC-8D9311591192_1_102_o-1-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/59D6C406-C261-43E6-A7CC-8D9311591192_1_102_o-1-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/59D6C406-C261-43E6-A7CC-8D9311591192_1_102_o-1-666x499.jpg 666w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/59D6C406-C261-43E6-A7CC-8D9311591192_1_102_o-1.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/275CA174-9B1C-4062-99E2-CD2E09778F22_1_102_o-1-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-454\" srcset=\"https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/275CA174-9B1C-4062-99E2-CD2E09778F22_1_102_o-1-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/275CA174-9B1C-4062-99E2-CD2E09778F22_1_102_o-1-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/275CA174-9B1C-4062-99E2-CD2E09778F22_1_102_o-1-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/275CA174-9B1C-4062-99E2-CD2E09778F22_1_102_o-1-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/275CA174-9B1C-4062-99E2-CD2E09778F22_1_102_o-1-666x499.jpg 666w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/275CA174-9B1C-4062-99E2-CD2E09778F22_1_102_o-1.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/00887373-F20B-4458-9651-27011646E83B_1_102_o-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-451\" srcset=\"https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/00887373-F20B-4458-9651-27011646E83B_1_102_o-768x1024.jpg 768w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/00887373-F20B-4458-9651-27011646E83B_1_102_o-225x300.jpg 225w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/00887373-F20B-4458-9651-27011646E83B_1_102_o-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/www.la-lezarde.be\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/00887373-F20B-4458-9651-27011646E83B_1_102_o.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un verger conservatoire Le verger du Birel est n\u00e9 en janvier 2025, lorsque nous avons plant\u00e9 les 50 premiers arbres (pommiers, poiriers, pruniers et cerisiers) dans le champ face \u00e0 la ferme. 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